L’équilibre n’est pas un état… c’est un mouvement

Lorsque l’on traverse un burnout, on imagine souvent qu’il existe un moment où tout redeviendra comme avant. On se dit :

  • « Quand j’aurai retrouvé mon énergie… »
  • « Quand je n’aurai plus peur… »
  • « Quand je serai complètement reconstruite… »

Alors tout ira bien.
Moi aussi, je l’ai cru.
Je pensais qu’un jour j’arriverais enfin à un équilibre parfait. Un équilibre dans lequel je ne serais plus jamais fatiguée, plus jamais stressée, plus jamais envahie par mes émotions.

Aujourd’hui, je ne crois plus à cet équilibre-là.

Parce que la vie est vivante, elle est faite de changements, d’imprévus, de joies, de deuils, de périodes intenses, de périodes plus calmes.

Le véritable équilibre n’est pas un endroit où l’on arrive.

C’est une manière de s’ajuster tout au long de sa vie.

Pourquoi cela arrive ?

Nous avons souvent une vision très figée de l’équilibre.
Nous imaginons qu’une personne équilibrée est quelqu’un qui ne vacille jamais.
Pourtant, regardez la nature, un arbre bouge avec le vent ou une rivière change de débit selon les saisons.
Même notre respiration est une succession d’inspirations et d’expirations.

La vie est mouvement alors pourquoi en serait-il autrement pour nous ?

Après un burnout, beaucoup de femmes ont peur du moindre signe de fatigue.
Elles se demandent immédiatement :

« Et si je rechutais ? »

En réalité, ressentir de la fatigue, du stress ou des émotions intenses ne signifie pas forcément que l’on repart vers un burnout.

Ces manifestations font partie de la vie.

Ce qui fait la différence, c’est notre capacité à les reconnaître et à y répondre autrement.

Comment cela fonctionne ?

J’aime comparer notre équilibre à un tableau de bord.
Lorsque nous conduisons une voiture, les voyants ne sont pas nos ennemis.
Ils nous donnent une information.
Ils nous invitent à nous arrêter, à vérifier ce qui se passe avant que la panne ne s’aggrave.

Notre corps fonctionne exactement de la même manière.

 

  • La fatigue.
  • Les tensions.
  • L’irritabilité.
  • Les ruminations.
  • Le sentiment d’être débordée.
  • La perte d’envie.
  • Les émotions plus intenses.

Tout cela n’est pas le problème, ce sont des messages.
Des voyants qui nous indiquent qu’un réajustement est peut-être nécessaire.

Pendant longtemps, j’ai ignoré ces signaux.

Je continuais, je pensais que cela finirait par passer.

Aujourd’hui, je sais qu’ils sont précieux et qu’ils m’invitent à ralentir avant que mon corps ne soit obligé de m’arrêter.

Comment reconnaître que cela vous concerne ?

Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ces situations.

  • Vous avez peur de ressentir à nouveau de la fatigue.
  • Vous vous inquiétez dès qu’une période de stress revient.
  • Vous vous demandez souvent si vous êtes en train de rechuter.
  • Vous avez parfois tendance à ignorer les premiers signes d’épuisement en espérant que cela passera.
  • Vous attendez souvent d’être à bout avant de prendre soin de vous.

Si c’est le cas, sachez une chose importante :
La reconstruction ne consiste pas à ne plus jamais ressentir de déséquilibre.
Elle consiste à apprendre à les reconnaître beaucoup plus tôt.

Le premier petit pas

Aujourd’hui, je vous propose un exercice très simple.
Pendant quelques jours, prenez quelques minutes chaque soir pour vous poser ces quatre questions :

  • Comment va mon corps ?
  • Comment vont mes émotions ?
  • Comment va mon mental ?
  • Quel sens est-ce que je donne à ma journée ou à ce que je vis en ce moment ?

Il ne s’agit pas de tout analyser.
Simplement d’observer sans jugement, comme quand on regarde la météo avant de partir marcher.

Petit à petit, vous apprendrez à reconnaître les premiers signes de déséquilibre.Et surtout, vous pourrez agir avant que votre corps ne soit obligé de crier plus fort.

Le regard de Nathalie

Pendant longtemps, je croyais que la reconstruction consistait à ne plus jamais retomber.
Je me mettais énormément de pression.
Au moindre signe de fatigue, je me demandais :

« Est-ce que je repars vers un burnout ? »

Aujourd’hui, je vois les choses autrement. Il m’arrive encore :

  • De traverser des périodes plus chargées.
  • De sentir que je vais un peu trop vite.
  • De remarquer que je dors moins bien.
  • Que je rumine davantage.
  • Que je m’éloigne doucement de ce qui me fait du bien.

La différence, c’est que je ne laisse plus ces signaux s’installer pendant des mois.
Je m’arrête.
Je les écoute.
Je me demande ce qu’ils essaient de me dire.
Puis je reviens à mes fondamentaux:

  • Je vérifie si j’ai suffisamment accepté ce que je suis en train de vivre, ou si je lutte contre une situation.
  • Je prends soin de mon système nerveux en ralentissant et en retrouvant des espaces de calme.
  • Je me reconnecte à mes besoins, à mes valeurs et à ce qui est juste pour moi.

Petit à petit, je retrouve mon équilibre. C’est exactement ainsi que j’ai construit le programme AGIR pour soi pour les femmes hypersensibles en burnout.
Non pas comme une méthode à suivre une seule fois dans sa vie.
Mais comme une boussole vers laquelle revenir chaque fois que la vie nous déséquilibre.

Parce que la vie nous déséquilibrera toujours.

La différence, aujourd’hui, c’est que je sais reconnaître ces moments beaucoup plus tôt… et que je sais comment retrouver mon chemin.

Pour aller plus loin…

Pendant longtemps, je pensais que réussir ma reconstruction signifiait ne plus jamais vaciller.
Aujourd’hui, je crois que l’équilibre n’est pas l’absence de déséquilibre.
L’équilibre, c’est la capacité à revenir vers soi chaque fois que la vie nous en éloigne.

Et c’est peut-être cela, au fond, vivre autrement.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *